Rachat de crédit hypothécaire : c’est bien plus cher en Belgique !

Rachat de crédit hypothécaire : c’est bien plus cher en Belgique !

Souhaitez-vous soumettre votre crédit hypothécaire au rachat ? Avant toute chose, vous devez savoir qu’en Belgique, le refinancement de ce type d’emprunt est plus onéreux que dans d’autres pays. D’après Test-Achats, les frais pour renégocier son taux annuel effectif global (TAEG) en Belgique sont largement plus élevés. Cette étude internationale a dévoilé au grand jour cet état de fait qui risque d’attrister les propriétaires de biens immobiliers.

Une chute des taux contre une hausse des frais de rachat de prêt hypothécaire

En matière de crédit, la tendance des taux est à la baisse depuis maintenant quelques années. C’est une situation qui semblerait encourageante, à première vue, pour les emprunteurs. Malheureusement, il ne faut pas crier victoire trop vite car pour compenser cette diminution des taux de prêt, les établissements de crédits belges appliquent des frais de rachat de crédit beaucoup plus dispendieux que ceux des pays étrangers. En fait, dès que la procédure de demande de Rachat de prêt hypothécaire en Belgique est enclenchée, plusieurs frais s’additionnent pour rendre le coût total de la démarche exorbitant ! Ces frais incluent :

  • Les frais d’enregistrement de dossier
  • Les coûts administratifs
  • Les frais de notaire
  • Les frais hypothécaires
  • La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA)

Après calcul, le total de ces frais est bien trop cher et rend les charges financières plus lourdes que les économies qu’on comptait réaliser. Cela aura probablement pour effet de susciter les réticences de ceux qui espéraient bénéficier d’un moindre taux !

Jusqu’à plus de 6000 euros pour faire racheter son prêt hypothécaire en Belgique

Si en Angleterre et en Italie, le rachat de crédit hypothécaire est bon marché pour un acquéreur de propriété immobilière, en Belgique c’est tout à fait le contraire. Quand un anglais souhaite obtenir un refinancement de crédit hypothécaire afin de profiter d’un contrat de prêt aux meilleures conditions, cela lui coûte trois fois rien. L’italien quant à lui ne sort que 35 euros de sa porte feuille. Mais un belge qui souhaite faire racheter son prêt immobilier de 200 000 euros doit payer l’exorbitante somme de 6 000 euros ! Dans les pays voisins (France, Pays-Bas, Espagne, Allemagne et Portugal), le refinancement va rarement au-delà de 500 euros. Donc, au bout de compte, un belge débourse 13 fois trop cher qu’un autre européen originaire d’autres pays. Et ceci, sans aucune raison valable !

Pour contrer le coup : exiger des rabais au niveau des frais de notaires

Vu cette situation exaspérante, Test-Achats incite les consommateurs à prendre les mesures qui s’imposent. Les défenseurs des droits des consommateurs ont déjà pris les devants. Ils ont remis une lettre ouverte à Johan Van Overtveldt, le ministre des Finances, pour obtenir gain de cause. Le groupe demande aussi aux consommateurs de s’insurger contre cette pratique malhonnête, en signant sa pétition visant une descente des frais à 500 euros maxi, pour que les emprunteurs puissent proposer leur crédit au rachat auprès d’autres organismes de prêt. Test-Achats demande également une flexibilité au niveau des prix de notaires, comme au Pays-Bas où il y a même des plateformes de comparaison de leurs honoraires.

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