Coexister : Radia Bakkouch succède à Samuel Grzybowski

Coexister : Radia Bakkouch succède à Samuel Grzybowski

Transformer la diversité en un vecteur de cohésion sociale, voilà la mission assumée par Coexister, l’association créée en 2009 par Samuel Grzybowski. Dans un pays divers et riche que la France, la question du bien-vivre ensemble se pose en effet avec acuité. Nouvelle présidente du mouvement interconvictionnel de jeunes, Radia Bakkouch tentera d’apporter sa pierre à l’édifice.

Le rôle essentiel de Samuel Grzybowski

Ancien membre des Scouts et Guides de France et du Mouvement eucharistique des jeunes, Samuel Grzybowski fonde Coexister en septembre 2009, association dont il sera président pendant plus de 5 ans. (Retrouvez plus d’information ici : convivenciaconseil.fr/samuel-grzybowski.html)

Soucieux de valoriser la différence de chacun et d’en faire un levier du mieux vivre, il développe une philosophie sociale ouverte sur le monde et les autres, la Coexistence Active. Cette dernière repose sur trois piliers principaux :

Le dialogue : la peur et le rejet trouvent souvent racine dans le repli identitaire. Le dialogue permet au contraire à chacun de développer une meilleure connaissance de soi et des autres.

La solidarité : puisque la parole ne serait rien si elle n’était pas suivie d’actions, Coexister organise de nombreuses entreprises solidaires : collectes de vêtements et de jouets, dons du sang, des actions auprès des sans-abris et des orphelins.

La sensibilisation : l’avenir sera dessiné par la jeunesse. Pour aider à déconstruire les préjugés, des ateliers d’éducation sont donc organisés par Coexister au sein de nombreux collèges ou lycées français.

La passation de pouvoir : Radia Bakkouch, nouvelle présidente de Coexister

Depuis octobre 2015, Coexister a une nouvelle présidente : Radia Bakkouch. Il faut dire que l’ancienne déléguée générale à la solidarité de l’association peut se targuer d’un brillant parcours. Après un bac scientifique obtenu au lycée Louis-le-Grand à Paris, Radia Bakkouch intègre Science-Po, en tant qu’étudiante en master de management public international.

Son engagement politique et sa volonté d’unifier les populations se manifestent dès son plus jeune âge. Véritable femme d’action, elle crée le pôle UNICEF de Sciences Po, dont elle devient présidente associée. Quelques années plus tard, sa participation au Projet Aladin, une ONG prônant la connaissance respective entre les différents peuples et religions du monde, ancre encore un peu plus son action dans cette démarche de solidarité et de partage qui la caractérise.

Les idées de Radia Bakkouch pour la présidence de Coexister

Entre rupture et innovation, Radia Bakkouck milite pour des notions essentielles :

Dépasser le cadre de l’interreligieux : Coexister souhaite avant tout mener une action complémentaire aux dialogues interreligieux, en prenant en compte des dialogues religieux, mais également des points de vue agnostiques ou athées. L’objectif est simple : œuvrer le bien public et dépasser les structures communautaires.

Agir urgemment pour la paix : alors que les questions relatives à l’identité entraînent de nombreuses de décisions politiques de repli – citons Brexit et la politique étrangère de Donald Trump -, Coexister estime qu’il convient de lutter pour la diversité et contre l’uniformisation.

Unifier les populations françaises : au lendemain des attentats perpétrés par Daech, il s’agit de redoubler d’efforts et de ne pas céder au piège islamiste, dont l’objectif et d’utiliser les désemparés pour mieux diviser.

Dans la lignée de la politique menée par Samuel Grzybowski, l’action de Radia Bakkouck interpelle autant qu’elle fascine.

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