Zoom sur le tampon encreur

Le tampon encreur est un objet indispensable dans le quotidien des professionnels. Il sert à apposer un message ou un motif sur n’importe quel support, que ce soit en papier, en textile ou autres. Mais savez-vous comment il se compose et comment il est fabriqué ?

Les origines du tampon encreur

C’est en Mésopotamie que les archéologues ont découvert le premier système de marquage à l’origine du tampon encreur actuel. Déjà 4000 ans avant notre ère, on avait recours au marquage des poteries pour certifier leur origine.

Ce n’est qu’au XIXe siècle que Charles Goodyear a inventé le tampon encreur en caoutchouc dans sa forme classique, telle que l’on utilise de nos jours. À cette époque, il n’y avait que les tampons manuels, mais la technique a progressivement mis fin à l’existence du sceau.

Le tampon automatique n’a vu le jour qu’en 1976 en Allemagne. Sa spécificité a été de prévoir un système de cassette d’encre intégrée.

De quoi est composé le tampon encreur ?

Selon qu’il soit manuel ou automatique, cet outil est structuré différemment. Dans le premier cas, le tampon dispose d’une manche en bois ou en plastique, ainsi que d’un timbre fabriqué avec du caoutchouc ou une autre matière polymère. C’est cette partie qui sera encrée avant l’apposition d’un quelconque marquage. Élément indissociable du tampon, le coussinet dénommé encreur et imbibé d’encre servira pour l’imprégnation du tampon.

Pour le tampon automatique, le système est tout autre. Munie d’un boitier qui contient l’empreinte personnalisée, cette dernière est encrée automatiquement sans que vous vous serviez d’un tampon. Le tamponnage se fait donc en un seul mouvement.

Comment le tampon est-il fabriqué ?

À l’origine, la fabrication des timbres était assurée par des ouvriers typographes qui rédigeaient le message et gravaient les images. Ce n’est qu’après que les éléments du tampon sont réunis avant de déposer dessus de la cire qui fait office de matrice. Ensemble, la cire et les autres éléments sont mis sous une presse chauffante pour faire ramollir la cire et fixer les motifs. Après récupération et refroidissement du pain de cire, celui-ci est encore une seconde fois passé sous la presse, mais cette fois avec une feuille de papier sulfurisé et du caoutchouc pour obtenir le relief du timbre.

La découverte des polymères photosensibles et la publication assistée par ordinateur ont contribué à la facilitation de la fabrication du tampon encreur.

 

 

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