Transformer son aménagement extérieur en jardin écologique

Transformer son aménagement extérieur en jardin écologique

Transformer son aménagement extérieur en jardin écologique

 

Depuis quelques années de nombreux jardiniers amateurs souhaitent rendre leur espace vert plus écologique. Afin de répondre à cette demande d’aménagement extérieur, e-paysages – paysagiste conseil propose des conseils et astuces pour l’élaboration d’un jardin respectueux de l’environnement.

Favoriser la biodiversité

Planter une haie refuge pour la faune : la création d’une haie offre aux oiseaux, batraciens, insectes et hérissons un habitat préservé et une réserve de nourriture. Le choix d’arbres et d’arbustes doit s’orienter vers des variétés locales et multiples pour s’adapter aux besoins de la faune. Quelques exemples : prunier sauvage, aubépine, noisetier, églantier, saule.

Choisir des plantes mellifères : la plantation de variétés attirant les insectes butineurs, améliore grandement l’attrait d’un jardin paysager pour les nombreuses abeilles et papillons, indispensables à la pollinisation des fleurs et légumes. Une abeille peut butiner jusqu’à 700 fleurs par heure. Exemples : Pommier, prunier, arbre aux papillons, lilas, viorne.

Créer un espace aquatique : en plus d’apporter une note de fraicheur à votre aménagement, intégrer une mare ou une fontaine améliore naturellement la vie des espèces animales et végétales. Grenouilles, tritons, libellules, chauves-souris et oiseaux viennent manger des insectes, boire et parfois se baigner.

Gérer la ressource en eau

Récupérer l’eau de pluie : l’implantation d’un réservoir d’eau à proximité d’une toiture permet de récolter et stocker l’eau pour la restituer sous forme d’arrosage. Cette eau de bonne qualité est non calcaire, tempérée et gratuite ! A titre d’exemple, une récupération de 1000 à 1500 litres d’eau par mètre carré de toiture et par année est réalisable dans le département de Haute-Savoie.

Choisir des plantes peu consommatrices en eau : la plantation d’arbres, d’arbustes et vivaces résistant à la sécheresse et aux conditions climatiques rudes de la région, est à privilégier. La palette végétale est assez diversifiée pour répondre à cette demande spécifique, sans pour autant négliger l’aspect esthétique des plantes.

Pailler les surfaces plantées : la mise en place d’un paillage organique en surface diminue considérablement l’évaporation de l’eau dans le sol. Cette technique applicable sur l’ensemble des espaces végétalisés, a pour avantage non seulement de limiter les arrosages, mais également de diminuer de manière conséquente le désherbage.

Améliorer les conditions de jardinage

Eliminer les produits chimiques : l’impact néfaste de l’utilisation des produits phytosanitaires est une réalité tant pour l’utilisateur que pour la biodiversité. Des méthodes alternatives aux désherbants et insecticides existent, telles que généralisation des plantes couvre-sol sous les arbustes, passage du scarificateur dans les pelouses une fois par an, association de cultures à bénéfices réciproques pour lutter contre les maladies et ravageurs.

Travailler le sol sans retourner la terre : l’utilisation de la « Grelinette », une fourche écologique à deux manches, permet de décompacter, aérer et ameublir la terre en respectant la structure du sol et la vie microbienne présente. De plus, son utilisation facile préserve le dos du jardinier, tout en étant plus efficace qu’un labour classique.

Semer des engrais verts : ces plantes à croissance rapide stockent les éléments nutritifs du sol pendant la période automnale et hivernale pour les restituer sous forme de matière organique, une fois les plantes fauchées et décomposées en période estivale. La couverture végétale les mois d’hiver évite également le lessivage de la terre. Trois engrais verts restent incontournables : la moutarde, la phacélie et la vesce.

 

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