Vidéo surveillance en Île-de-France, un sujet qui divise

Les professionnels opérant dans le secteur de la vidéo surveillance Ile-de-France doivent certainement se frotter la main. Harcèlement sexuel, vols à l’arraché, violences… autant d’actes de délinquance qui caractérisent en effet les transports en France. Environ deux tiers des cas recensés les ont été en Ile-de-France, ce qui suscite l’inquiétude des Franciliens obligés de prendre les transports en commun tous les jours. Une étude OpinionWay datant de novembre 2014 a même permis d’établir que près de 50% d’entre eux se sentent en insécurité dans les trains, le métro et le RER.

 

Vidéosurveillance en Île-de-France, une idée de droite

 

Les candidats pour la présidence de la région capitale ont été bel et bien conscients de ce climat d’insécurité. Pourtant, lors de la campagne, l’idée de mettre un système de video surveillance ile de france dans les transports est restée un sujet qui divise. Parmi ceux pour l’augmentation du nombre de caméras et la généralisation de la vidéosurveillance dans les transports figurent les candidats de la droite. Ils se veulent plus idéologiques, en bannissant l’offre politique quand il s’agit de la sécurité des Franciliens. Ils soulignent notamment que la couverture actuelle des caméras n’est pas conforme à la réalité. Ils réclament ainsi un programme d’investissement sur toute la région. Valérie Pécresse, candidate Les Républicains ne fait pas dans les détails en promettant, une fois élue, la vidéo-surveillance 24h/24 de l’ensemble des transports. La tête de liste Front national, Wallerand de Saint-Just est aussi pour la création d’un « centre de supervision régional ». Il estime également utile d’accroître le nombre d’agents chargés d’analyser les images recueillies.

 

L’autre camp

 

Les plus sceptiques, c’est-à-dire ceux qui n’accordent que peu de crédit à ce projet de vidéosurveillance Ile-de-France sont aussi légions. Près d’un mois avant le premier tour, ils ont avancé leurs propositions quant à la meilleure manière d’améliorer la sécurité des Franciliens. Parmi celles-ci figure par exemple la mise en place d’une d’une force de sécurité dédiée ou l’augmentation du nombre d’agents sur le terrain. Les candidats de la gauche grossissent le rang des anti-vidéosurveillances. Emmanuelle Cosse, tête de liste Europe Ecologie Les Verts penche pour la « présence humaine », au dépit des caméras. Elle considère que cette idée des candidats de la droite n’est ni plus ni moinq qu’une « imposture démagogique et ruineuse ». Elle pointe également du doigt le tête de liste Front de gauche, le dénommé Pierre Laurent. Claude Bartolone, candidat socialiste, a quant à lui préféré la nuance. Une attitude qui s’explique par le caractère pour le moins sensible du sujet, mais aussi par une volonté de ne pas froisser les autres candidats à sa gauche : il a besoin du ralliement de ces derniers lors du second tour. Ainsi, le président de Seine-Saint-Denis s’en est tenu à la visée du conseil régional sortant qui est de porter le taux des trains équipés de caméras à 70% en 2017.

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