Nouvelle manifestation de femmes dans les régions anglophones du Cameroun contre les violences des séparatistes

Nouvelle manifestation de femmes dans les régions anglophones du Cameroun contre les violences des séparatistes

Des centaines de femmes se sont rassemblées dans les rues de Bamenda, la capitale de la région anglophone du Nord-Ouest du Cameroun, pour protester contre les violences qui affectent leurs communautés.

Vendredi, lors d’une manifestation, elles ont appelé les séparatistes armés à déposer leurs armes et à engager un dialogue constructif pour la paix.

Etta Ernestine, trente-sept ans, a pleuré en disant à la foule des femmes réunies qu’elle avait perdu son mari lors de la guerre dans les régions anglophones du Cameroun il ya deux semaines et qu’elle ne sait pas comment elle pourra élever leurs trois enfants. les enfants Elle a déclaré avoir vu des étudiants, des agriculteurs, des fonctionnaires et des éleveurs de bétail être tués.

Un appel à la fin des violence et au dialogue

Parmi elles, Camela Itoh, âgée de 42 ans, a déclaré qu’elle voulait que le monde entier sache qu’elle a perdu son seul bébé et son mari, et que sa résidence a été incendiée par des combattants séparatistes armés il y a trois mois dans la ville de Mbengui. Elle a supplié pour que le carnage s’arrête.

« Les enfants ne peuvent même pas aller à l’école. Papa, aie pitié de ton peuple », a-t-elle supplié, faisant appel à Dieu.

En novembre 2017, le président Paul Biya a déclaré la guerre aux terroristes sécessionnistes après que des hommes armés ont attaqué et tué des policiers et des soldats dans le Sud-Ouest anglophone du Cameroun.

Le gouvernement camerounais rapporte qu’environ 300 civils et plus d’une centaine de soldats et de policiers ont été tués depuis lors. Au moins 130 écoles ont été incendiées et une centaine de villages ont été pillés par les séparatistes.

Les autorités, entre fermeté et ouverture au dialogue

Le ministre camerounais de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma, a déclaré que le gouvernement défendait légitimement la population contre les attaques séparatistes armées. Il a ajouté que le président Biya ne tolérera jamais l’anarchie tout en admettant être d’accord avec les femmes sur le fait que le dialogue devait être la solution à la crise dans les régions anglophones du Cameroun.

Les troubles ont commencé au Cameroun en novembre 2016 lors que des séparatistes ont lancé une vague de violence sans précédent afin de réclamer l’indépendance de l’Ambazonie, nom du pays fictif inventé par les sécessionnistes. Depuis les menaces contre les écoles, les enseignants, les chefs locaux et les proviseurs n’ont cessé, avec pour résultats des centaines de morts et de blessés.

Laisser un commentaire