Qu’est ce que l’agriculture de conservation ?

Qu’est ce que l’agriculture de conservation ?

L’agriculture de conservation est une technique qui est de plus en plus utilisée par les agriculteurs pour leur production. Quels en sont les principes et les effets ? Voici quelques indications pour vous aider à mieux comprendre cette méthode.

Les techniques culturales

L’agriculture de conservation rassemble un certain nombre de techniques de production qui visent à améliorer le potentiel agronomique du sol traité. Le but est par la même occasion de conserver une production régulière et performante, tant sur le plan économique que technique. A long terme, cette méthode permet une grande rentabilité économique. Elle est pratiquée dans plusieurs régions de France. Par exemple, de nombreuses structures professionnelles se mettent à l’agriculture de conservation en Lorraine.

L’agriculture de conservation est basé sur trois fondements essentiels :

  • la réduction ou suppression du travail du sol
  • les rotations culturales
  • l’utilisation de couvert améliorant

Cette technique est largement inspirée des systèmes mis en place en forêt, dans lesquels les racines maintiennent les sols en place sans que celui ne soit jamais découvert. Aussi, les taux de matières organiques sont très élevés.

Il s’agit, dans cette pratique, de redonner au sol son premier rôle : celui d’être un milieu vivant et non plus uniquement un support de culture. Il y a une notion du respect de la nature qui passe par la protection du sol afin de restaurer ou augmenter sa fertilité. Le travail avec les machines est alors complètement mis de côté et laisse sa place à l’activité biologique.

Les effets sur la production

Les bénéfices de l’agriculture biologique sur les productions sont très nombreux. Premièrement, il faut noter que l’érosion est beaucoup réduite. Aussi, le sol a une meilleure portance, surtout en condition humide, ce qui lui offre la possibilité d’être praticable toute l’année. La réserve utile en eau est améliorée, en relation avec le taux de matière organique dans le sol.

Il faut aussi préciser que les pertes par évaporation sont réduites, notamment grâce à la couche de végétaux morts posés sur la surface du sol qui l’isolent quasiment entièrement. De plus, les racines et les galeries de vers de terre apportent une meilleure infiltration de l’eau grâce à leur porosité. L’enracinement est conservé grâce à la suppression des semelles de labour. Ainsi, la structure du sol n’est plus brisée.

Il est évident que les engrais chimiques et les produits phytosanitaires sont réduits : les doses sont, la plupart du temps, divisées par deux. Le temps de travail des agriculteurs est lui aussi diminué, ainsi que le parc du matériel car de moins en moins de machines sont utilisées. Le rendement est donc plus élevé et la production diversifiée.

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