La Cour des comptes épingle le train de vie dispendieux de la FFF
La Cour des comptes épingle le train de vie dispendieux de la FFF

La Cour des comptes épingle le train de vie dispendieux de la FFF

Le business du ballon rond est connu pour brasser des sommes colossales. La Fédération française de football ne fait pas exception à la règle. Un rapport de la Cour des comptes datant d’avril 2017 et publié par Le Monde révèle le montant faramineux des dépenses de l’organisation entre 2011 et 2015, notamment ses conditions de rémunération très attractives.

Dépenses mirobolantes, notamment pour les voyages

Les chiffres dévoilés dans le rapport sont édifiants. La Fédération affiche un budget annuel prévisionnel de 224,6 millions d’euros, mais également des dépenses jugées excessives. Les 27 déplacements en avion effectués par son président, Noël Le Graët, entre 2014 et 2015 représenteraient ainsi un total de 313 000 euros, soit une augmentation de 304 000 euros depuis 2011. Selon l’organisation, ces sorties « dans un cadre professionnel » en France et à l’international s’avéraient essentielles pour « accompagner les sélections » et seraient précédées d’une consultation préalable des compagnies.

Les Sages avaient auparavant relevé une facture d’un million d’euros relative au voyage de 130 personnes pour assister au quart de finale de la Coupe du monde au Brésil en 2014. Or, étant supérieure à 300 000 euros, cette dépense aurait dû obtenir au préalable sans l’aval du comité exécutif de la FFF, disposition du règlement qui n’a pas été respectée.

Conditions salariales et de départs très avantageux

La Cour des comptes a également pointé du doigt les rémunérations du personnel de la FFF. Outre 3 % d’augmentation générale des salaires tous les ans, ils bénéficient d’un abondement du PEE, d’un accord portant sur la participation, ainsi que d’accords d’intéressement partiellement indexés aux résultats financiers de l’organisation.

La Fédération française de football est aussi particulièrement généreuse avec les personnes qui partent. Le montant des indemnités de ruptures conventionnelles excède la moyenne pratiquée. Sur la période 2011-2015, 8,6 millions d’euros ont été octroyés pour le départ négocié de cadres supérieurs, autant qu’ont reçu des personnes appartenant au staff des Bleus. Rien que sur l’exercice 2013, le nombre de contrats rompus a dépassé la cinquantaine. Sur ce point, la Fédération a expliqué privilégier les départs à l’amiable afin d’éviter les tribunaux et le paiement de dommages et intérêts potentiellement plus élevés.

Absence de « réels contre-pouvoirs »

La Cour des comptes soulève également le manque de contre-pouvoirs de poids au sein de la Fédération. Elle mentionne notamment le fait que la nomination de Didier Deschamps n’aurait pas été communiquée au cours des réunions du comité exécutif. La Coupe du monde qui se tiendra en Russie en juin prochain, le sélectionneur en titre de l’équipe de France représente une occasion en or de prouver au monde du football qu’il mérite sa place.

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